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IBM s’empare de Red Hat pour 34 milliards de dollars


Business : C’est la plus importante acquisition jamais réalisée par Big Blue qui y voit un moyen d’accélérer sa croissance dans le cloud computing.

IBM vient d’officialiser l’acquisition de l’éditeur de logiciels open source et des distributions GNU/Linux Red Hat pour la somme record de 34 milliards de dollars (29,8 mds d’euros au cours actuel). Il s’agit là de la plus importante acquisition réalisée par l’entreprise et la troisième dans secteur des nouvelles technologies aux Etats-Unis. Avec Red Hat, IBM dit vouloir devenir “le premier fournisseur mondial de cloud hybride” avec des solutions facilitant les rapprochements entre les cloud privés et publics.

Big Blue a proposé 190 dollars par action, ce qui représente une prime de 73 dollars par rapport au cours de clôture de Red Hat de vendredi à la bourse de New York. L’opération sera financée pour partie sur des fonds propres et le reste par un endettement dont le montant n’a pas été précisé. En revanche, IBM a choisi de renoncer à son plan de rachat d’actions sur 2020-2021. Red Hat continuera à opérer de façon indépendante en tant que division d’IBM, en conservant son siège, ses équipes et son P-dg Jim Whitehurst.

IBM s’attend à ce que cette acquisition accélère la croissance de son chiffre d'affaires, sa marge brute et sa profitabilité dans les 12 mois qui suivront la conclusion de la transaction attendue au deuxième semestre 2019. (Eureka Presse)

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5 réponses
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  • La pierre angulaire du néolibéralisme étant la croissance infinie, IBM se devait d'agir.
    Or, dans le monde actuel, la croissance est devenue impossible, les marchés étant tous occupés.
    Le seul moyen restant est l'acquisition.
    Sinon, la fuite en avant devient impossible et quand les factures vous rattrapent...

    Après une aventure avec Mi¢ro$oft il y a quelques décennies, je suis curieux de voir ce que IBM fera avec RedHat.
  • 
  • ..... voir ce que IBM fera avec RedHat. .....

    Rien, comme tous ces rachats !
    L'operation va rapporter a quelques banques une montagne de fric,...
    des pelletées pour quelques personnes, ....
    des contrats plus ou moins bien fagotés pour des "amis"

    et au final, ni IBM, ni Redhat -en tant qu'entreprise- ne va gagner quoi que ce soit, car ce sont eux qui vont financer ce que mangeront les banques et la chaine de parasites qui tournent autour.

    Et la technique, me direz vous... la technique n'a rien a voir la-dedans, les employés qui créent quelque chose ne seront pas mieux payes et pire ceux qui ont investi perdront deux ans avant que les eventuels dividendes ne reviennent!

    Mais, les dirigeants d'IBM (et surement ceux de Redhat) pourront parader dans les salons et aux differents conseils d'administration auxquels ils participent.
  • 
  • IBM fait une acquisition logique du point de vue financier à court terme et je pense que ce sera une erreur à moyen terme.
    Pas de hardware d'entreprise (le métier d'IBM) sans software dessus. Et le système d'exploitation est la brique de software indispensable. C'est donc logique que IBM s'empare du premiers système Linux d'entreprise (Red Hat s'est développé sur le support de Linux aux entreprises dès le départ). Et c'est une bonne vision à court terme: ils possèdent les deux briques qui sont toujours vendues ensemble et peuvent augmenter les synergies en leur faveur (tout en diminuant celle des concurrents).
    Sauf que cette acquisition a pour effet que Red Hat dépend aujourd'hui d'IBM (ok, je ne fait pas mieux que La Palisse sur le coup) et que cela a des conséquences.
    D'abord pur les clients de Red Hat qui voyaient certainement d'un bon œil que leurs précieux investissements en applications soient indépendantes d'un fournisseur de hardware. De ce coté, le lien avec IBM n'est pas bon.
    Ensuite Red Hat, quelque soit son business model, était un éditeur libre de logiciel libre. Ce n'est plus le cas et cela va impacter la communauté des développeurs de logiciels libre. Se retrouver à bosser pour IBM ne va pas convenir à un certain nombre d'entre eux. Et ils vont partir avec leurs projets vers d'autres distributions Linux. C'est probablement le plus grand risque de ce rachat: perdre la communauté des développeurs et réduire drastiquement les capacités d'innovation autour de Fedora/Red Hat autant que le nombre de promoteurs de cette distribution.
    Wait and see, parce que je ne vois pas du tout comment IBM va faire assez de business avec Red Hat pour que l'opération soit financièrement rentable sans toucher au modèle de logiciel libre. Un mouvement stratégique à 34 milliards serait lui un aveu critique de faiblesse stratégique (peut être le rachat de Github par Microsoft a t'il déclenché les hostilités ?).
      
    • Si le coeur de métier d'IBM était encore le hardware, cette analyse serait valable. Mais IBM a
    • 
    • Si le coeur de métier d'IBM était encore le hardware, cette analyse serait valable. Mais IBM a vendu l'intégralité de son activité x86 à Lenovo il y a longtemps et son activité Power/PowerPC ne représente plus qu'une fraction de son CA et de ses bénéfices. Son métier, désormais, c'est le logiciel, les services et le cloud.
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