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Les dirigeants de Red Hat louent l'acquisition d'IBM, mais les employés sont inquiets


Analyse : Linux, l'open source et le cloud : les dirigeants de Red Hat adorent l'offre de rachat d'IBM, mais les employés de l'entreprise sont eux nerveux. Le PDG de Red Hat promet que l'indépendance et la culture de l'éditeur seront préservées. De quoi apaiser les inquiétudes ?

 

Lorsque Bloomberg a annoncé que IBM était en passe d'acquérir Red Hat, les dirigeants de Red Hat étaient déjà prêts. Les employés de l'entreprise, en revanche, ont été pris de court. Beaucoup d’entre eux s’inquiètent de l’acquisition par Big Blue de la première puissance au monde dans l'univers Linux et open source.

Paul Cormier, président de la division Produits et technologies de Red Hat, proclame : "Aujourd'hui est un jour marquant pour l'open source. C'est la plus grande transaction logicielle de l'histoire et une société open source. Réfléchissons-y un instant. Nous venons de faire l'histoire."

IBM s'engage à préserver l'indépendance de Red Hat

Après être revenu sur l’histoire de Red Hat, Cormier conclut : "Du premier investissement d’un milliard de dollars d’IBM dans l’open source, en passant par les contributions de Red Hat aux communautés open source et ses efforts pour intégrer l’open source dans l’entreprise, et à présent, IBM investit 34 milliards de dollars dans Red Hat et le cloud hybride ouvert : s'il y avait un doute sur le fait que l'open source était là pour rester, je pense que cette annonce peut officiellement y mettre fin. Et nous ne faisons que commencer."

Jim Whitehurst, PDG de Red Hat, a également salué l’accord dans un courrier électronique adressé à tous les employés de Red Hat. "Nous avons à peine effleuré les possibilités qui nous attendent. L'open source est l'avenir de l'IT d'entreprise."

Il poursuit :

"Grâce à IBM, nous pouvons radicalement étendre et accélérer nos activités actuelles. Imaginez Red Hat avec davantage de ressources pour saisir l’opportunité qui se présente à nous. Imaginez Red Hat avec la capacité d’investir encore plus et plus rapidement pour accélérer l’innovation open source dans les domaines émergents. Imaginez que Red Hat atteigne toutes les parties du monde et entretienne des relations encore plus étroites avec nos clients et nos partenaires. Imaginez que nous aidions encore plus de clients à bénéficier du choix et de la flexibilité offerts par les systèmes hybride et multi-cloud. S'associer à IBM offre tout cela, avec des années d'avance sur ce que nous aurions pu réaliser seuls. Ensemble, nous pouvons devenir *le* principal fournisseur de solutions de cloud hybride."

Whitehurst souligne en outre :

"Red Hat reste Red Hat. Lorsque la transaction sera finalisée, comme je l'ai indiqué ci-dessus, nous serons une unité distincte au sein d'IBM et je relèverai directement de Ginni. Notre engagement sans faille en faveur de l'innovation open source reste inchangé. L'indépendance à laquelle IBM s'est engagée permettra à Red Hat de continuer à créer le vaste écosystème qui permet aux clients de faire leur choix et fait partie intégrante du succès de l’open source dans l’entreprise. IBM acquiert Red Hat pour son personnel exceptionnel, ainsi que notre incroyable culture et son approche dans la création de meilleurs logiciels. Ils comprennent et apprécient comment et pourquoi nous sommes différents et ils s’engagent à nous permettre de rester Red Hat tout en étendant et accélérant avec leurs ressources tout ce qui nous rend uniques."

Microsoft préféré à IBM par les salariés de Red Hat ?

C'est cette dernière partie qui inquiète le personnel de Red Hat. Red Hat peut-il toujours être Red Hat sous IBM ? De nombreux employés de Red Hat craignent que cela ne soit pas possible.

Dans les premières heures qui ont suivi l'annonce, des membres du personnel de Red Hat m'ont déclaré :

"Je ne peux pas imaginer un conflit culturel plus important."

"Je chercherai un emploi dans une entreprise open source."

Et : "En tant qu'employé de Red Hat, presque tout le monde ici préférerait que Microsoft nous rachète."

Pourquoi toute cette peur ?

Premièrement : l'information, qui devait être publiée au début de la semaine, a été annoncée plus tôt. Aucun salarié de Red Hat n'en était informé. Les dirigeants de Red Hat n'ont pas eu l'occasion de les informer à temps pour les rassurer.

Deuxièmement : bien qu'IBM ait une longue et prestigieuse tradition de soutien à l'open source, ces dernières années, elle a été perçue comme une entreprise en retard sur son temps et paralysée par la paperasserie et la bureaucratie. C'est l'opposé du style de gouvernance ouverte de Red Hat.

Whitehurst, conscient des tensions au sein de ses équipes, promet que Red Hat continuera "à se concentrer sur le développement de notre culture au sein d'une nouvelle organisation. Plus précisément, la" collaboration, la transparence, la participation, la méritocratie - ces valeurs qui font de nous Red Hat ne changent pas. En fait, j'espère que nous aiderons à diffuser cette culture à l'ensemble d'IBM. Ensemble nous pouvons."

Si Whitehurst peut tenir ses promesses, les employés de Red Hat n'auront aucune raison de s'inquiéter. En effet, ils peuvent espérer une plus grande réussite encore.

Article "Red Hat leaders praise IBM acquisition, but employees are worried" traduit et adapté par besthostingsearch.com

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